– Big Festival – Biarritz (64)

Sortez les shorts et les lunettes de soleil ! La huitième édition du Big Festival se tiendra, à Biarritz, du 9 au 17 juillet. Réputé pour ses soirées brûlantes au bord de l’eau, le festival basque promet, cette année encore, de ravir les vacanciers. Avec sa programmation ahurissante, ses trois sites et son spot de surf, il est le rendez-vous n°1 de l’été sur la côté Atlantique. Côté scène, les organisateurs ont encore une fois mis la barre très haut, en conviant Pharrell Williams, The Chemicals Brothers, The Prodigy, Cassius, Synapson, The Libertines, The Kills… et plus de cinquante autres artistes. Vous ne saviez pas quoi faire de votre mois de juillet ? Maintenant oui.

Retrouvez l’intégralité de la programmation, la billetterie et les infos pratiques sur le site du Big Festival.
© Nicolas Gaudin
© Nicolas Gaudin

Le Coup de cœur du « 7 »
Synapson

2015 a été une année charnière pour vous, puisqu’elle vous a révélé au grand public. Comment expliquez-vous votre succès ?

« Nous avons eu une ascension assez progressive. Plusieurs de nos EP sont sortis sur des labels indépendants et, au départ, nous étions principalement écoutés sur Soundcloud. Aujourd’hui, nous avons le soutien de médias (radios, télé, blogs) qui se sont ouverts à de nouveaux styles. C’est en grande partie grâce à eux si nous en sommes là aujourd’hui. »

Votre album Convergences est un véritable mélange de styles et de sonorités. Est-ce la clé de la réussite en 2016 ?

« Nous avons toujours fait la musique que nous avions envie de produire. Pas dans le but de vendre, mais parce que nous prenions du plaisir à la produire. Nous ne nous sommes jamais limités à un style particulier. Ce sera d’ailleurs pareil pour la suite de notre carrière, pour nos prochains albums. »

Comment choisissez-vous les voix qui accompagnent vos morceaux ?

« Nous fonctionnons beaucoup au coup de cœur musical. Les rencontres avec les chanteurs et chanteuses se sont souvent faites par hasard. Nous avons par exemple repéré Charles Bradley, qui chante sur Moonlight, via Instagram. Nous étions en train de regarder des vidéos « report » d’un de nos concerts et nous sommes tombés sur ce mec en train de rapper sur Djon Maya Maï. Une semaine après que nous l’ayons contacté, le son était enregistré. Cet album nous a permis de faire des rencontres improbables et de bosser avec des gens qui n’ont pas encore eu le temps d’exprimer pleinement leur talent. »

Vous évoquez Instagram, Soundcloud. Faites-vous partie de cette génération d’artistes 2.0 ?

« Nous sommes clairement des enfants d’Internet. Aujourd’hui, c’est un outil de partage monstrueux. Les maisons de disque vont désormais faire leur repérage sur les chaînes Youtube et sur Soundcloud. C’est d’ailleurs comme ça qu’elles se sont rapprochées de nous. »

© Droits réservés
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Quels sont vos projets pour la suite ?

« La tournée dure jusqu’à fin novembre. Une réédition de l’album sortira aux alentours du 12 août. Nous préparons d’ores et déjà le prochain album. Ce n’est pas forcément évident de trouver du temps pour produire quand nous sommes en tournée, mais nous avons déjà une idée bien fixe de ce que nous voulons pour la suite. À l’époque de Convergences, nous ne nous étions pas donné de ligne directrice. Aujourd’hui, nous nous sentons musicalement proche des artistes qui font la French Touch et nous sommes très touchés par ce son là. »

Ce n’est pas une nouvelle French Touch, mais un renouveau.

Peut-on justement dire qu’à l’instar de The Avener, Kungs, Jabberwocky, Feder, Fakear et consorts vous incarnez la « nouvelle » French Touch ?

« La French Touch, c’est un mot extrêmement flatteur. Aujourd’hui, nous ne considérons pas en faire partie, pour la simple et bonne raison que nous n’avons pas marqué l’histoire comme ont pu le faire Etienne de Crecy, Benjamin Diamond, Daft Punk… Maintenant, les producteurs français ont un peu le vent dans le dos en ce moment et c’est pour cela qu’on utilise souvent ce terme. Ce n’est pas une nouvelle French Touch, mais un renouveau. Musicalement, on se rapproche de celle qui a marqué les esprits, très axée sur les mélodies et la chanson. »

Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ?

« De durer le plus longtemps possible et d’aller toujours plus loin. En tout cas, nous avons faim donc nous ne sommes vraiment pas prêts de nous arrêter ! »

Propos recueillis par Marc-Antoine Lainé.
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