– Garorock – Marmande (47)

Pour son vingtième anniversaire, le festival Garorock a vu les choses en grand ! Ludovic Larbodie, directeur de l’organisation, présente d’ailleurs l’édition 2016 comme « celle de tous les records » . Cette année, le magnifique site de Marmande, dans le Lot-et-Garonne, accueillera les plus grands noms de la scène internationale, parmi lesquels Muse, Disclosure, The Hives, The Kills, Ghinzu, Synapson, Ratatat… Au total, plus de soixante artistes se relaieront, du 30 juin au 3 juillet, pour assurer le show devant près de 120 000 spectateurs « venus de la grande région principalement, mais aussi d’Espagne et d’Angleterre » . En attendant, la rédaction du « 7 » vous propose une interview de son coup de cœur : Caravan Palace, programmé dimanche 3 juillet à Garorock.

Retrouvez l’intégralité de la programmation, la billetterie et les infos pratiques sur le site de Garorock.
© Juliette Lopes / La Clef
© Juliette Lopes / La Clef

Le Coup de cœur du « 7 »
Caravan Palace

Vous êtes cet été à l’affiche de nombreux festivals, dont Garorock. C’est une ambiance qui vous plaît particulièrement ?

« En festival, les gens viennent pour se vider la tête. C’est beaucoup plus chaud que dans une petite salle. Comme ils sont assez éloignés de la scène, nous les voyons dans leur globalité, comme une foule. Ça nous donne une énergie folle. L’intention est d’autant plus forte. Nous arrivons sur scène comme des guerriers. »

© Juliette Lécureuil
© Juliette Lécureuil

Vous revenez tout juste d’une tournée d’un mois aux USA, où vous vous êtes notamment produits à Chicago, Las Vegas, Seattle… Dingue, non ?

« C’était un rêve de gosse, pour chacun de nous, de jouer aux Etats-Unis dans des villes incroyables. Le public est génial, c’est presque tout le temps plein, la communion est folle. Maintenant nous commençons à avoir l’habitude, nous avons l’impression d’être attendus par les gens. Nous sommes portés par l’excitation et le challenge. C’est aussi super de découvrir les Etats-Unis par la fenêtre du bus. »

Dans votre nouvel album, « <I°_°I> », sorti à l’automne dernier, on a l’impression que vous avez quelque peu délaissé le jazz manouche qui a fait votre succès pour explorer de nouveaux univers.

« Le jazz manouche est un peu moins présent que sur le premier album, c’est vrai, mais nous gardons toutes nos influences swing, avec ce son rétro, très médium. Nous sommes ouverts à plein de styles et avons toujours envie d’évoluer. Le choix fort, avec « <I°_°I> », c’était de mélanger des genres qui ne le sont pas d’habitude. Sur ce dernier album, il y a notamment des sonorités un peu soul. Nous ne nous interdisons rien. »

Nous avons du mal à composer en tournée. Nous devons nous enfermer.

À ce sujet, comment composez-vous ? Vous enchaînez les dates, comment arrivez-vous à libérer du temps pour préparer les futurs titres ?

« Nous avons du mal à composer en tournée. On a besoin de s’enfermer. Produire de la musique par ordinateur fonctionne par vagues. En tournée, c’est un peu difficile à gérer, avec les conférences de presse, les balances, qui ponctuent la journée. Nous avons besoin de notre routine du quotidien, loin des scènes, pour avoir une oscillation optimale. Mais cela dit, nous avons toujours nos ordinateurs avec nous pour y mettre les idées qui nous viennent spontanément. Composer un album est un travail extrêmement laborieux. »

Vous êtes assez actifs sur Facebook, où vous publiez vos photos de concerts et interagissez avec votre public. Cette proximité est importante pour vous ?

« Nous sommes assez liés aux réseaux sociaux, même si parfois nous nous sentons un peu en retard. Ce monde est en perpétuelle évolution. Internet, c’est un vrai boulot, il est assez difficile d’anticiper le comportement des gens sur la Toile. Mais sans Internet et MySpace en particulier, nous ne serions peut-être pas là aujourd’hui. »

Propos recueillis par Marc-Antoine Lainé, au festival Art Rock, à Saint-Brieuc.
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